Il y a des silences qui forment. Ceux de la haute mer, ceux des années vécues à l'autre bout du monde, ceux qui s'installent entre deux notes quand on apprend à écouter vraiment.
C'est dans ces silences que Rachel Sered a commencé à écrire.
Auteure, poète et musicienne — la voix comme instrument premier — elle construit ses livres à l'intersection de trois forces : la musique, la poésie, l'amour. Non pas comme trois thèmes, mais comme trois façons d'habiter le monde : trois langues pour dire la même chose.
Son écriture porte la trace de Bach, de Tchaïkovski, de Holst, de tous ceux chez qui la beauté obéit à une nécessité profonde. Elle compose comme on écrit : architectures à variations, tempos intérieurs, silences habités.
Elle croit à la lenteur. À ce que l'on trouve quand on ne se précipite pas.

